Archives de Catégorie: chat

Horizons lointains

Mais que s’est-il donc passé pendant tous ces longs mois?
J’ai déménagé, enfin, nous avons déménagé.
En fait nous avons d’abord souhaité déménager à l’automne dernier, puis nous avons trouvé un nouveau logement, nous avons déménagé l’hiver dernier. Depuis j’ai un chien à moi (la bête de chevalier) et un jardin en bordure d’un petit bois à la campagne.

J’aime assez, surtout le petit bois. J’ai dressé le chien à m’éviter et je l’ignore la plupart du temps, ça m’occupe. A l’occasion, il prend un coup de patte ou deux, mais cela lui fait si peu d’effet que je ménage mes efforts.


J’apprécie cette petite maison neuve, bien isolée et chauffée quand on lui demande (contrairement à l’ancien appartement), avec des voisins qui aiment les chats, avec des chats sympathiques ou à impressionner.

Avoir son petit royaume avec jardin privatif est vraiment chouette et puis vivre à la campagne, en rez de chaussée, c’est quand même bien mieux que nos anciens courants au 3ème étage avec pour distractions les vitrines aux mannequins décapités ou les hurlements des taspasunepièce avec gros chiens et autres oùestpasséemabière qui hantaient notre rue.

Toujours là!

Pas de nouvelles de moi depuis fort longtemps. Si j’ai peu de lecteurs, il faut en convenir, certains viennent cependant me rendre visite à l’occasion. Parlons d’abord de ma santé. Il semblerait que le traitement au Glibenese pour mon diabète soit un succès. Le vétérinaire a annoncé à ma sorcière que les résultats d’analyse du 06/12/2010 étaient bien meilleurs que la dernière fois, mes reins et mon foie vont bien mieux. Lundi nous étions à Chauvigny, voir le vétérinaire, un grand type que je supporte plus ou moins car son assistante est raide dingue de moi ^^. C’est un effet secondaire de la grande fraternité des tatoués, elle a des trucs plutôt fleuris en bas du dos et les ongles des mains peints en noir.

Donc, nous étions au cabinet vétérinaire, la sorcière avait les yeux rouges et les poches pleines de mouchoirs, son chevalier ne valait guère mieux, moi-même je n’en pouvais plus. Un dimanche à me traîner, à vomir et à faire des choses épouvantables et liquides dans ma litière, d’ailleurs je n’ai pas encore récupéré toute la dignité de mon pelage arrière.

Le diabète avait-il eu raison de moi?

Étais-je perdu?

Non! (voir plus haut mes résultats d’analyse), en fait il s’agissait d’une épouvantable gastro-entérite qui m’avait laissé à plat. La neige de la semaine passée ne m’avait pas réussi, non plus qu’un petit tour, fort rapide au demeurant, sous la pluie du samedi. J’étais là, sur la table d’auscultation, pantelant, feulant à peine, livré aux ultimes outrages, prise de de température (ça se paiera un jour ou l’autre), prise de sang, analyses diverses, palpations en tous genres, pour finir par entendre la bonne nouvelle : on allait me remettre sur pied!

Nouveaux reniflements de la sorcière, de soulagement cette fois, piqure de jenesaispasquoi mais vu la pêche que j’avais en rentrant ça doit être sûrement être interdit avant une course cycliste (mais j’avoue en toute euphorie que je m’en moquais étant donné que je ne sais pas ni n’ai aucune envie de faire du vélo). Cachets supplémentaires matin et soir, sachets de nourriture hautement digeste pendant 3 jours. La vache! Ça change du régime croquettes spécial diabète!

Je trottine d’une pièce à l’autre, j’ai retrouvé assez d’énergie pour reprendre ma vieille technique de harcèlement pendant les repas. Bref, c’est reparti pour un tour à la plus grande joie de tous. J’en profite parce qu’ils vont bientôt recommencer à râler en demandant que je les laisse souffler un peu, mais ils ont eu assez peur pour que je reste un moment en double ration de câlins.

manger!

le chat sous les buis

L’été, comme chaque saison, apporte son lot de plaisirs. Il y a les longues soirées à traîner dans le jardin à guetter l’arrivée des papillons de nuit Photos-0078 et les siestes dans le jardin quand il fait tellement chaud que même les lézards restent àl’ombre

Photos-0063

Voici le mois de mai

où les fleurs volent au vent, si jolies mignonnes
alors j’ai guetté le mois de mai et je l’ai bien regardé:

Surprise_guetteur

c’est vrai! elles sont si jolies mignonnes les fleurs de mai, surtout les ancolies

ancolies

A la Chandeleur …

a – l’Hiver meurt

b – ou prend rigueur

tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac  etc.

Foi de chat, j’ai dis : b !

photos-034

B comme brrrrrrrrrrrr et bonsoir de bonsoir je reste au chaud dans mon blog, parce que franchement ce jour là l’hiver était maître et ne lâchait rien de son royaume. Brume, gel, tout quoi, on a eu droit à tout et en plus, moi, je n’ai eu droit à rien.

Parfaitement, pas un bout de crêpe, même pas un coup de langue dans le saladier où avait reposé la pâte. Sous le prétexte fallacieux que j’ai du diabète on m’a mis définitivement au régime.

90 grammes de Royal Canin spécial diabète par jour plus 1/4 d’un cachet de Glibenese* matin et soir, vous parlez d’une vie. Si tout va bien, et comme je suis un chat exceptionnel je fais partie de ceux auxquels ce type de traitement réussit, je dirai adieu aux cachets au mois de juin.

Malheureusement, je vais rester à la diète. D’accord, j’ai , parait-il, retrouvé ma ligne de jeune fille (et là il y a des ricanements qui vont se payer un jour ou l’autre) et une certaine pointe de vitesse dans les escaliers et dans le jardin. En tout cas il  y a des lézards qui vont le sentir  passer cet été : il n’y aucune raison pour qu’ils m’échappent cette année (gniark gniark).

Mais cette fois je crois bien que l’hiver est en train de perdre et qu’il ne résistera pas à mars, le soleil commence à vraiment se sentir à l’aise derrière les vitres de mes fenêtres citadines et j’entends les merles faire les malins sur les antennes télé quand il se lève. Dans le canton charentais de ma sorcière, il y a un proverbe qui dit :  » au 19 de mars, les hirondelles sont à Vars« , et comme son repaire de campagne n’est qu’à quelques kilomètres elle commence à scruter le ciel avec un sourire légèrement gaga.

Les p’tits frères lolcats

funny pictures of cats with captions
see more Lolcats and funny pictures

moi aussi, j’étais aussi mimi, d’ailleurs je le suis encore

L’assiette de l’autre

du vécu! des leçons de vie à admirer ici

Couleurs du temps et mouchoirs en papier

Ma pauvre sorcière se traîne depuis quelques jours, dans les brouillards d’un début de rhume ou au moins d’un bien coup de froid. Quand on en pense qu’elle est allée la semaine précédente sillonner la forêt d’Orléans sous la pluie, et qu’elle en est revenue en pleine forme! Elle a pris froid en faisant ses achats pour les fêtes de fin d’année. Heureusement son chevalier l’a soigné et moi je me suis occupé de la soutenir, je fais très bien la bouillote. On dirait qu’elle va mieux, j’ai fait du bon boulot.

troene

Ma sorcière m’a dit : « Surprise Goodfellow, mon cher chaton, tu es noir et blanc, tu es blanc et noir. La chose est avérée, tu viens me voir, portant ton sombre petit masque de bandit, portant comme des bijoux tes interminables vibrisses blanches.

Noir et blanc, mais pas comme le jour et la nuit, la lumière et l’ombre. Ces histoires de lumière et d’ombre n’ont pas beaucoup de liens avec tes couleurs mon petit chat, c’est une autre histoire.

Non, tu es blanc comme est blanc le fond de notre oeil, tu es noir comme la pupille de ce même regard.

Tu es blanc comme les fleurs du poirier au printemps et tu es noir comme ses branches à l’automne. Tu es blanc comme les dernières pâquerettes et tu es noir comme les feuilles du dahlia qui ont connu la morsure du premier froid.

Tu es blanc comme les nuages qui courent dans le ciel et noir comme le merle qui s’envole. »

Ma sorcière m’a dit : « chat, tu es un coquin! Tu laisses des poils blancs sur mes pulls et tu laisses des poils noirs sur mes coussins. Tu viens la nuit me chatouiller le visage avec tes moustaches. Tu attends que je sois assise pour vouloir sortir ou rentrer, d’ailleurs pour vouloir changer de côté de la porte. »

Et puis ma sorcière m’a embrassé et j’ai eu droit à un rab’ de croquettes.

novembre 2008

L’Automne

Il est revenu avec ses rayons de soleil rasants, ses petits vents frrrrrrais, les étourneaux sur les antennes et les feuilles qui s’affranchissent de la chlorophylle. Je sais, sans hésitation, que l’automne est revenu : je trouve enfin les nids de merle « cachés » à 1 mètre du sol. Trop fort, les bêtes à plume, impossible de trouver les nids avant qu’ils ne les désertent.

Ce qui est chouette, c’est les petits coins au soleil et à l’abri des courants d’air, là on peut vraiment jouer à chat.

[Petite parenthèse pour laisser le clavier à ma sorcière :

Ça alors! j’ai été taguée! Sacrée Faellounette, même si je ne suis pas fan de tout ce qui ressemble à une chaîne, je veux bien jouer le jeu et donner 6 de mes manies :

1- je mâchouille l’intérieur de mes joues lorsque je suis concentrée ou perturbée

2- je ne supporte pas les étiquettes dans les vêtements et je les traque avec mes ciseaux, parfois au péril des coutures, parce qu’à des fois j’insiste d’un peu trop près sur ces espèces de *** de *** de fils plastiques qui piquent ou qui grattent.

3 – sur les trottoirs, je ne marche ni sur les grilles ni sur les plaques, une quasi-phobie navigant entre le souvenir de gamelles spectaculaires et autres glissades par temps humides et une vague angoisse de la bête tapie qui va vous attraper les chevilles et vous bouffer dans la cave  aaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhh! quelque chose comme ça.

4 – j’appelle toujours Surprise : « chaton ». Bien qu’il soit adulte c’est toujours le pauvre petit chat perdu qui m’a adopté il y a exactement 10 ans aujourd’hui.

5 – j’arrache les films plastiques sur les écrans de téléphone portable, les télécommandes … ça m’énerve presque autant que les housses en plastique sur les meubles.

6 – allez! une « hard » pour finir : je plie les pages de mes livres pour garder la marque, et quand je dis plier, ce n’est pas le petit bout du coin de la page, non non, c’est la moitié de la page. Comme je ne suis pas totalement perdue pour la civilisation, je réserve ce traitement aux livres de poche, en tout cas j’essaie au maximum d’éviter de le faire sur les livres qu’on me prête. Si, j’essaie, d’aboreuuuuuuuuuuuuuh!  ]

Retour de vacances

Bonjour me revoilà, cette fois ça y est les vacances au vert sont finies. C’était le jour idéal  pour le départ car aujourd’hui, oui aujourd’hui même, c’était le premier vol de la première couvée des hirondelles. Autant dire un  événement épuisant. Il nécessite une logistique sans faille de la part de tous les parents hirondelles du village, qui, sans que nous ayons pu soupçonner quoi que ce soit, ont emmené dans le ciel leur progéniture pour leur premier vol. Tous les fils (électricité ou téléphone) ou rebords suffisamment en hauteur ont été nécessaires à la réussite de cet « happening » étourdissant où toutes les nichées s’entrecroisent comme des fanfares prises de folie qui défilent sur les stades américains. Le ciel tout entier n’est plus qu’un cri d’hirondelle : encouragements, protestations et autres refus de priorité. Les couloirs aériens au-desus du village sont complétement saturés pendant un temps incroyablement long de quelques minutes, et puis tout se calme. C’est la pause pendant laquelles les petites hirondelles réalisent qu’elles savent enfin voler, finie la consigne dans le nid, elles auront enfin le droit de dormir sur les clous le long des poutres du chais dans un équilibre instable! Et alors, elles s’élancent à nouveau pour goûter au plaisir des loopings, acrobaties et « woaw! t’as vu comme je ne suis pas rentré dans le mur! », avec quelques pauses repas organisées par les parents. Reposez-vous bien petites hirondelles, demain il faudra apprendre à attraper vos repas et aussi … de savoir que ces oiseaux rapides ne sont pas des amis et que si nous, les chats, vous lançons de tels regards éperdus, ce n’est pas toujours pour la beauté de votre vol. Moi, je retourne à mon bol de croquettes et à mon fauteuil citadin, histoire d’admirer  les pigeons en digérant  tranquillement.