Archives de Catégorie: campagne

Horizons lointains

Mais que s’est-il donc passé pendant tous ces longs mois?
J’ai déménagé, enfin, nous avons déménagé.
En fait nous avons d’abord souhaité déménager à l’automne dernier, puis nous avons trouvé un nouveau logement, nous avons déménagé l’hiver dernier. Depuis j’ai un chien à moi (la bête de chevalier) et un jardin en bordure d’un petit bois à la campagne.

J’aime assez, surtout le petit bois. J’ai dressé le chien à m’éviter et je l’ignore la plupart du temps, ça m’occupe. A l’occasion, il prend un coup de patte ou deux, mais cela lui fait si peu d’effet que je ménage mes efforts.


J’apprécie cette petite maison neuve, bien isolée et chauffée quand on lui demande (contrairement à l’ancien appartement), avec des voisins qui aiment les chats, avec des chats sympathiques ou à impressionner.

Avoir son petit royaume avec jardin privatif est vraiment chouette et puis vivre à la campagne, en rez de chaussée, c’est quand même bien mieux que nos anciens courants au 3ème étage avec pour distractions les vitrines aux mannequins décapités ou les hurlements des taspasunepièce avec gros chiens et autres oùestpasséemabière qui hantaient notre rue.

le chat sous les buis

L’été, comme chaque saison, apporte son lot de plaisirs. Il y a les longues soirées à traîner dans le jardin à guetter l’arrivée des papillons de nuit Photos-0078 et les siestes dans le jardin quand il fait tellement chaud que même les lézards restent àl’ombre

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Voici le mois de mai

où les fleurs volent au vent, si jolies mignonnes
alors j’ai guetté le mois de mai et je l’ai bien regardé:

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c’est vrai! elles sont si jolies mignonnes les fleurs de mai, surtout les ancolies

ancolies

décoration extérieure

Soyons hype, soyons déco! Il faudra que je demande à la sorcière de laisser tomber les émissions déco àla télé, cela finit par m’intoxiquer, on rajoute à tout ça l’odeur de l’herbe coupée pour la première fois de la saison, rhaaaaa je ne suis presque plus moi même.

Pour profiter d’un bel extérieur, il suffit de trois fois rien pour réussir sa décoration.

Un tapis vert tout simple avec un semis de motif violet. Et voilà, un magnifique écrin pour mettre mon pelage en valeur.violettes-20091

(photo de môâ prise par le compagnon de ma sorcière)

A la Chandeleur …

a – l’Hiver meurt

b – ou prend rigueur

tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac  etc.

Foi de chat, j’ai dis : b !

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B comme brrrrrrrrrrrr et bonsoir de bonsoir je reste au chaud dans mon blog, parce que franchement ce jour là l’hiver était maître et ne lâchait rien de son royaume. Brume, gel, tout quoi, on a eu droit à tout et en plus, moi, je n’ai eu droit à rien.

Parfaitement, pas un bout de crêpe, même pas un coup de langue dans le saladier où avait reposé la pâte. Sous le prétexte fallacieux que j’ai du diabète on m’a mis définitivement au régime.

90 grammes de Royal Canin spécial diabète par jour plus 1/4 d’un cachet de Glibenese* matin et soir, vous parlez d’une vie. Si tout va bien, et comme je suis un chat exceptionnel je fais partie de ceux auxquels ce type de traitement réussit, je dirai adieu aux cachets au mois de juin.

Malheureusement, je vais rester à la diète. D’accord, j’ai , parait-il, retrouvé ma ligne de jeune fille (et là il y a des ricanements qui vont se payer un jour ou l’autre) et une certaine pointe de vitesse dans les escaliers et dans le jardin. En tout cas il  y a des lézards qui vont le sentir  passer cet été : il n’y aucune raison pour qu’ils m’échappent cette année (gniark gniark).

Mais cette fois je crois bien que l’hiver est en train de perdre et qu’il ne résistera pas à mars, le soleil commence à vraiment se sentir à l’aise derrière les vitres de mes fenêtres citadines et j’entends les merles faire les malins sur les antennes télé quand il se lève. Dans le canton charentais de ma sorcière, il y a un proverbe qui dit :  » au 19 de mars, les hirondelles sont à Vars« , et comme son repaire de campagne n’est qu’à quelques kilomètres elle commence à scruter le ciel avec un sourire légèrement gaga.

L’Automne

Il est revenu avec ses rayons de soleil rasants, ses petits vents frrrrrrais, les étourneaux sur les antennes et les feuilles qui s’affranchissent de la chlorophylle. Je sais, sans hésitation, que l’automne est revenu : je trouve enfin les nids de merle « cachés » à 1 mètre du sol. Trop fort, les bêtes à plume, impossible de trouver les nids avant qu’ils ne les désertent.

Ce qui est chouette, c’est les petits coins au soleil et à l’abri des courants d’air, là on peut vraiment jouer à chat.

[Petite parenthèse pour laisser le clavier à ma sorcière :

Ça alors! j’ai été taguée! Sacrée Faellounette, même si je ne suis pas fan de tout ce qui ressemble à une chaîne, je veux bien jouer le jeu et donner 6 de mes manies :

1- je mâchouille l’intérieur de mes joues lorsque je suis concentrée ou perturbée

2- je ne supporte pas les étiquettes dans les vêtements et je les traque avec mes ciseaux, parfois au péril des coutures, parce qu’à des fois j’insiste d’un peu trop près sur ces espèces de *** de *** de fils plastiques qui piquent ou qui grattent.

3 – sur les trottoirs, je ne marche ni sur les grilles ni sur les plaques, une quasi-phobie navigant entre le souvenir de gamelles spectaculaires et autres glissades par temps humides et une vague angoisse de la bête tapie qui va vous attraper les chevilles et vous bouffer dans la cave  aaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhh! quelque chose comme ça.

4 – j’appelle toujours Surprise : « chaton ». Bien qu’il soit adulte c’est toujours le pauvre petit chat perdu qui m’a adopté il y a exactement 10 ans aujourd’hui.

5 – j’arrache les films plastiques sur les écrans de téléphone portable, les télécommandes … ça m’énerve presque autant que les housses en plastique sur les meubles.

6 – allez! une « hard » pour finir : je plie les pages de mes livres pour garder la marque, et quand je dis plier, ce n’est pas le petit bout du coin de la page, non non, c’est la moitié de la page. Comme je ne suis pas totalement perdue pour la civilisation, je réserve ce traitement aux livres de poche, en tout cas j’essaie au maximum d’éviter de le faire sur les livres qu’on me prête. Si, j’essaie, d’aboreuuuuuuuuuuuuuh!  ]

Retour de vacances

Bonjour me revoilà, cette fois ça y est les vacances au vert sont finies. C’était le jour idéal  pour le départ car aujourd’hui, oui aujourd’hui même, c’était le premier vol de la première couvée des hirondelles. Autant dire un  événement épuisant. Il nécessite une logistique sans faille de la part de tous les parents hirondelles du village, qui, sans que nous ayons pu soupçonner quoi que ce soit, ont emmené dans le ciel leur progéniture pour leur premier vol. Tous les fils (électricité ou téléphone) ou rebords suffisamment en hauteur ont été nécessaires à la réussite de cet « happening » étourdissant où toutes les nichées s’entrecroisent comme des fanfares prises de folie qui défilent sur les stades américains. Le ciel tout entier n’est plus qu’un cri d’hirondelle : encouragements, protestations et autres refus de priorité. Les couloirs aériens au-desus du village sont complétement saturés pendant un temps incroyablement long de quelques minutes, et puis tout se calme. C’est la pause pendant laquelles les petites hirondelles réalisent qu’elles savent enfin voler, finie la consigne dans le nid, elles auront enfin le droit de dormir sur les clous le long des poutres du chais dans un équilibre instable! Et alors, elles s’élancent à nouveau pour goûter au plaisir des loopings, acrobaties et « woaw! t’as vu comme je ne suis pas rentré dans le mur! », avec quelques pauses repas organisées par les parents. Reposez-vous bien petites hirondelles, demain il faudra apprendre à attraper vos repas et aussi … de savoir que ces oiseaux rapides ne sont pas des amis et que si nous, les chats, vous lançons de tels regards éperdus, ce n’est pas toujours pour la beauté de votre vol. Moi, je retourne à mon bol de croquettes et à mon fauteuil citadin, histoire d’admirer  les pigeons en digérant  tranquillement.

Mars 2008

Le dernier weekend du mois de mars, j’ai fêté mon dixième anniversaire ! bon c’est un peu approximatif : quand j’ai rencontré le vétérinaire la première fois, il a déclaré que j’étais né fin mars/début avril au vu de la grandeur des dents que j’essayais de planter dans son bras. Le temps passe mais je ne me plains pas : la vie est tranquille, il y a des voyages régulièrement à la campagne, là-bas des amis chats m’attendent pour jouer, chasser dans le jardin ou dormir sur les bottes de paille et dans les chambres, ma sorcière s’occupe de moi et m’aime, son compagnon est plus que sympathique (même si je dois les partager avec Pipo : nous avons une garde alternée de nos humains) et j’ai toujours des croquettes dans mon bol.

Je suis content d’être né au Printemps, il se passe des tas de choses intéressantes à cet saison : par exemple, au jardin, il y a une taupe qui fait courir les humains avec une brouette et une pelle pour récupérer la terre qu’elle évacue joyeusement au milieu de l’herbe qui repousse. On reconnait le trou de taupe du printemps à la pâquerette triomphante qui fleurit à côté et au fait que l’herbe est plus courte que ses feuilles. Il parait que la taupe ramène non selon de la terre mais aussi les cailloux cachés dans la terre et que leur maudite tondeuse n’aime pas mâcher les cailloux en coupant l’herbe. Donc ça ronchonne et ça récupère pour le tas de terreau, en fait j’aime bien car cela fait me des toilettes d’extérieures très confortables et je ne risque pas de me faire poursuivre pour un malheureux gratouillages dans des semis tentateurs.

Ce qui est bien aussi au mois de mars, c’est le grand nettoyage autour des jeunes arbres et des parterres , le drôle de personnage qui manie la faucille c’est ma sorcière toute enturbannée qui nettoie un carré (magique bien sûr) de jeunes érables sycomores et là c’est moi qui surveille l’avancement des travaux.

J’aime aussi goûter l’herbe verte et admirer les premières fleurs.

Mais il reste encore plein de cachettes à explorer sous les massifs d’arbustes plus anciens et des touffes d’herbes qui cachent l’entrée des tunnels des souris.

Bon voyage

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A Dame Bibiche, fidèle et vaillante biquette, je souhaite un bon voyage. Que tes petites pattes te conduisent vers les Iles Bienheureuses, au milieu des vergers où tu pourras croquer les pommes que tu as toujours aimées, que les habitants du Pays de l’Eté te soient doux et qu’ils aient toujours un petit bout de pain ou de carotte dans leurs poches pour toi et un geste tendre. Que tu puisses rejoindre tous les animaux qui ont vécu heureux ici et qui continuent à veiller sur nous. Adieu petite chèvre qui nous a quitté pour Imbolc.

 

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je me languis de l’été

Je me languis de l’été, ce matin par la fenêtre il y a un brouillard givrant qui engloutit les cheminées sur le toits de la ville, il fait disparaître pavés et piétons en bas dans la rue. Je me languis de l’été et des siestes à l’ombre, dans l’abri à fleurs avec mon copain T. Didi.

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Si à cette saison il abrite les daturas et les lauriers roses, dès qu’il fait meilleur les pots gagnent leur place au soleil et nous offrent leur ombre, nous n’avons plus qu’à profiter de la chaleur en surveillant les arrosoirs, on ne sait jamais.

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Je me languis de l’été, j’ai envie de trottiner sur l’herbe tiède du jardin, passant des rosiers aux arbres à papillons (c’est bon les papillons surtout ceux de nuit, plus croquants) et aux lavatères pour suivre les biquettes dans leur promenade, elles n’ont pas vraiment le droit de goûter à tout ça mais elles essaient de bon cœur.

Je me languis de l’été ce matin et j’irais passer mon spleen sur le bol de croquettes avant de regagner le canapé…

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